Sauts basques : titres, origine et corpus des mélodies

Michel Aurnague s’est toujours méfié de la relation établie entre le nom de certains sauts et leur origine. Guilcher, en parlant de sauts basques comme Milafrangarrak ou Azkaindarrak, les désigne en tant que sauts « présumés » labourdins. Il prend pour exemple les sauts appelés Lapurtar luzeak ou Baztandarrak : cette deuxième appellation ne signifiait pas qu’ils étaient dansés par les habitants du Baztan qui, eux, dansaient mutil dantza. Autre exemple : les sauts supposés venir du Labourd, tels que Milafrangarrak, avaient leur « bastion » en Basse Navarre, notamment à Saint-Jean-Pied-de-Port, Saint-Étienne-de-Baïgorry et jusqu’en pays d’Ostabarret. Le Labourd était en fait une province à conquérir, et ces noms étaient donnés justement pour attirer ces territoires.

Témoin(s) : Michel Aurnague

Commune : Uhart-Cize

Fonds d'archives : Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques

Collection(s) : Danse basque

Collecteur(s) : Terexa Lekumberri

Date : 24-10-2014

Durée : 0:12:03

Référence : 223-13

Code du Pôle d'Archives de Bayonne et du Pays Basque : 19 AV 1496

Lien externe : http://earchives.le64.fr/ead.html?id=FRAD064_IR0643&c=FRAD064_IR0643_de-1498

Thème(s) : Danse, Chant et musique


Droits et conditions de reproduction

© Département des Pyrénées-Atlantiques – Archives départementales

Tous droits réservés. Le témoignage est consultable dans son intégralité au siège de l'Institut culturel basque à Ustaritz (sur rendez-vous au 05 59 93 38 70 ou en adressant un message à l'adresse kontsulta@eke.eus) mais aussi dans les salles de recherches des Archives départementales à Bayonne et à Pau (là encore sur rendez-vous - Pour en savoir plus : earchives.le64.fr).

Michel Aurnague

Michel Aurnague est né le 18 mars 1963 à Saint-Étienne-de-Baïgorry. Alors qu’il a 3 ans, sa famille déménage à Uhart-Cize. Il y passe sa jeunesse. Après une scolarité à l’école publique et au collège La Citadelle de Saint-Jean-Pied-de Port, il passe son baccalauréat au lycée René Cassin à Bayonne. Il poursuit des études supérieures à Bordeaux puis Toulouse où il soutient une thèse d’informatique linguistique en 1991. Recruté au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) cette même année, il mène, depuis lors, des travaux en sémantique sur le français et le basque : CLLE-ERSS (Cognition, Langue, Langages, Ergonomie), Université de Toulouse-Le Mirail - Jean Jaurès. Michel Aurnague s’initie à la danse basque et au txistu à l’âge de 10 ans. À 12 ans, il intègre la cavalcade de son village et le groupe Garaztarrak (Saint-Jean-Pied-de-Port) auquel il participe de 1975 à 1995 (entre 1982 et 1987, il est également membre des Ballets et Chœurs basques Etorki puis Oldarra). Profitant des liens qu’entretient sa famille avec plusieurs grandes lignées de ménétriers (Bentaberry, Bourdette, etc.), il mène, entre 1978 et 1983, une enquête de terrain sur les musiciens et maîtres à danser du pays de Cize, les cavalcades et parades charivariques ainsi que sur les sauts basques. Il est à l’origine de plusieurs adaptations chorégraphiques et créations (pour Garaztarrak 1981-1991, Etorki 1984, Kontrapasak 2001). Il a collaboré à divers projets scéniques et discographiques (Enrike Zelaia Baxe Nabarra 1995, Eüskal Spiritü 1999, Fanfare Xut Zahar Berri 1999, Leinua txaranga Anaban 2001). Michel Aurnague a conçu et interprété, avec son cousin organiste Jean Aurnague, la musique du ballet Euskal Urrats créé en 1984 par Philippe Oyhamburu (Etorki) et obtenu, en 1987, la médaille d’or du conservatoire de Bayonne (txistu). Enfin, il a été co-concepteur de l’exposition Dantzaz ele (1995) et co-organisateur des deux rassemblements de cavalcades et Fête-Dieu de Basse-Navarre qui se sont tenus à Saint-Jean-Pied-de-Port en 1982 et 1995.

Développé par CodeSyntax. CMS : Django.