Transmission familiale de la danse

Ximun Castillon se rappelle que ce fut sa grand-mère qui lui apprit, dans la cuisine familiale, les premiers pas de danse et les premiers sauts : Aitzina Pika et Moneinak. Il ne saurait dire précisément avec qui elle les avait appris, mais d’après lui, tout le monde (hommes et femmes) apprenait les sauts de base tels que Aitzina Pika.

Témoin(s) : Ximun Castillon

Commune : Esquiule

Fonds d'archives : Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques

Collection(s) : Danse basque

Collecteur(s) : Terexa Lekumberri

Date : 27-06-2013

Durée : 0:03:24

Référence : 190-2

Code du Pôle d'Archives de Bayonne et du Pays Basque : 19 AV 861

Lien externe : http://earchives.le64.fr/ead.html?id=FRAD064_IR0643&c=FRAD064_IR0643_de-863

Thème(s) : Famille et société, Danse souletine


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Ximun Castillon

Simon (Ximun en basque) Castillon est né le 1er avril 1935 à Esquiule (Soule), dans une famille de sept enfants. Il obtient son certificat d'études primaires à l'école du village en 1949. D'abord domestique, il effectue de 1952 à 1953 un apprentissage de mécanicien à Oloron. Il part ensuite à Paris (1956), y accomplit son service militaire et y reste jusqu'en 1972. Il y rencontre sa femme, originaire d'Espelette, se marie en 1967 et c'est dans le village natal de cette dernière qu'ils s'installent à leur retour au pays. Ximun baigne dans la danse souletine dès son plus jeune âge : initié par sa grand-mère et son père, il danse à la cuisine ou à la bergerie. Il perfectionne son apprentissage avec des jeunes hommes de son village, notamment Laurent et Beñat Chabalgoity, Joanes Lerdou, Marc Eyharcet, plus connu sous le nom de Martxe Eihartzet Üthürry, et Jeannot Dulau. Adulte, il participe à sa première mascarade en 1954. A Paris, où il monte grâce aux efforts de persuasion de Marti Barraqué (originaire d'Esquiule et vivant à Paris, il recrute de jeunes danseurs souletins), il danse sous l'égide de celui-ci dans un groupe de 6-8 garçons. Il participe occasionnellement à des tournées du groupe Gernika, puis intègre pendant quatre ans les Ballets Etorki (1963-1967). Il organise deux pastorales (Matalaz et Etxahun koblakari) dont il est le metteur en scène (errejent), jouées à Paris en 1964 et 1967. De retour au pays, il donne des cours de danse souletine à Espelette et à Hasparren. Ximun Castillon est père de deux filles. Il a pris sa retraite de mécanicien-garagiste en 2000.

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