Jean Castillon

Année de naissance : 1939

Commune d'affiliation : Esquiule

Jean Castillon est né dans le quartier bascophone de Féas, vallée du Barétous en Béarn, quartier Barrena près d’Esquiule, le 24 avril 1939, maison Maysounaba aussi écrit Maisunaba ou Maysounabe. Son père, Marti Castillon est né à Maysounaba et sa mère est de la maison Hagola. Jean est le cinquième d’une fratrie de sept enfants. Sa grand-mère, Adela Maysounaba vit avec eux dans la maison ; elle a perdu son mari, Pierre Castillon, de la maison Castillua, à la guerre de 1914-1918. Maysounaba est une petite ferme de douze hectares dont les terres sont sur trois communes : Esquiule, Féas et Oloron-Sainte-Marie. Les habitants du quartier sont rattachés à la paroisse et à l’école d’Esquiule, mais dépendent d’Ance-Féas pour les actes administratifs. Les paysans vont au marché d’Oloron-Sainte-Marie. Jean est allé à l’école jusqu’au certificat. Il y a appris le français, avec notamment un instituteur souletin dénommé Orbiscay qui leur enseignait également des chants et danses basques. Après le certificat, Jean travaille comme journalier dans les fermes environnantes ; il effectue aussi une saison à Oloron-Sainte-Marie avant de s’installer dans la ferme familiale. Il aurait aimé partir à Paris et travailler là-bas mais ses grands frères ne voulant pas s’installer, il a repris la ferme. Aujourd'hui, son fils Henri et son petit-fils, Allande ont repris la ferme. Jean a participé au mouvement de la Jeunesse agricole catholique (JAC), animé par l’abbé Uthurry, et y a rencontré sa future épouse, Marie Rose Jaureguiberry de Barcus. Jean a appris à danser très jeune avec son père et son grand frère Ximun, dans leur cuisine. Il participe aux mascarades de 1954 où il est marexal gehien. Il est satan dans la mascarade Matalas de 1955. Un groupe de jeunes hommes se retrouve souvent à Esquiule pour danser ; les plus anciens enseignent aux plus jeunes et ils font des sorties à travers le Pays basque, entre autres à Donostia et Louhossoa et au-delà comme à Royan. En 1958, Jean est invité avec d’autres danseurs souletins d’Esquiule, par les Basques d’Alger, à venir danser lors de parties de pelote organisées au fronton d’Alger. Pendant son service militaire, Jean va souvent chez son frère Ximun qui réside à Paris et il fait plusieurs sorties avec le groupe de danseurs souletins de là-bas. Jean a enseigné la danse souletine à Esquiule pendant des années : l’école de danse a débuté dans les années 1980, à l’occasion des mascarades de 1983.

Enregistrements

# Référence Titre Date Durée Lieu de captation Collecteurs
1 452 452 - Jean Castillon 03-04-2025 1:49:58 Esquiule Argitxu Camus

Séquences

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