Junes Aguer

1932
Commune d'affiliation: Camou-Cihigue

Junes Aguer, né à Camou (voir Camou-Cihigue en Soule), maison Eihezkia, le 28 avril 1932, est le dernier d’une famille de cinq enfants (3 garçons et deux filles). Son père, natif de la maison Aguer, achète après la Première Guerre mondiale le moulin Eihezkia situé à proximité. L’ensemble est aujourd’hui connu sous le nom de maison Aguer, voire de restaurant Aguer. En effet, les parents de Junes y développent, au début du XXe siècle, un établissement thermal avec pension complète, grâce à la proximité d’une source chaude et salée, naissant dans la grotte Lamina Ziloa située à 350 mètres, qu’ils acheminent grâce à une canalisation.

Junes grandit dans l’ambiance du restaurant mais aussi de l’exploitation agricole qui comporte à l’époque une dizaine de vaches et soixante-dix brebis.

De 1937 à 1945, il fréquente l’école publique du village puis le collège Saint-François de Mauléon (1945-1946) où il obtient le certificat d’études primaires.

Sa scolarité achevée, il est contraint d’aider son frère Pille aux travaux agricoles (le père, gazé à la guerre 1914-1918, est de santé fragile ; le second fils Allalle, déporté en 1944, est décédé en 1945 tandis que l’aîné Petti, 20 ans plus âgé que Junes, a lui aussi été fait prisonnier puis libéré en 1945).

À partir de 14 ans (1946), Junes amène le troupeau de brebis aux estives et connaît le fonctionnement rotatif de l’olha (cabane ou cayolar partagé par cinq bergers). Mais il n’est attiré ni par l’élevage, ni par l’agriculture.

Après le service militaire effectué à Pau (1952-1953) et quelques années passées comme chauffeur à Saint-Étienne-de-Baigorry et en Soule, il se forme à la maçonnerie avec son beau-frère (1958-1962) et quitte le pays pour pratiquer son métier à Paris (1962-1964 et 1965-1968) et à l’étranger : atoll de Hao en Polynésie Française pendant 10 mois (1964-1965), Algérie (1968-1971), Gabon (1971-1980), Cameroun (1980-1987) et Burkina Faso (1987-1989).

Il rentre définitivement à Gotein en août 1989 et prend sa retraite en 1992.

Marié en janvier 1969 à Agnès, habitant elle aussi Camou-Cihigue (plus exactement Cihigue) et qui l’a suivi dans tous ses périples, ils ont eu trois enfants dont deux sont nés en Algérie (1969, 1971) et le troisième au Congo en 1975.

Enregistrements

Enregistrements réalisés auprès du témoins.
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# Référence Titre Date Durée Collecteurs
1 350 350 - Junes Aguer 2019 0:58:14 Terexa Lekumberri

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Séquences

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Montages d'extraits

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