Apprentissage des danses souletines. Préparation des mascarades.

Ferdinand Morot Monomi raconte qu’il apprit à danser à l'âge de 10 ans avec son père, lorsque celui-ci enseignait aux jeunes du village les samedis soirs. Par la suite, il aida son père dans la tâche. Ils enseignaient, l'hiver, lorsque les gens avaient plus de loisirs, notamment pour préparer les mascarades. De nombreux jeunes se retrouvaient chez Ferdinand pour cette occasion, ils étaient 10-15 assis dans les escaliers à attendre d’apprendre les sauts et préparer la mascarade.

Témoin(s) : Ferdinand Morot Monomi

Commune : Chéraute

Fonds d'archives : Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques

Collection(s) : Danse basque

Collecteur(s) : Maddi Oihenart

Date : 14-03-2013

Durée : 0:01:34

Référence : 175-2

Code du Pôle d'Archives de Bayonne et du Pays Basque : 19 AV 787

Lien externe : http://earchives.le64.fr/ead.html?id=FRAD064_IR0643&c=FRAD064_IR0643_de-789

Thème(s) : Danse souletine, Mascarade


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Ferdinand Morot Monomi

Ferdinand Morot est né le 30 mai 1922 à Chéraute (Soule), à la limite de l'Hôpital-Saint-Blaise et de Moncayolle, dans une petite ferme nommée Monomi. Il a un frère, décédé depuis longtemps. A l'âge de dix ans, il apprit la danse basque avec son père, qui l'enseignait aux jeunes du quartier, et qu'il va suppléer deux ans plus tard. Son père également txülülari, enseigna cette discipline à Copen, natif de Mauléon, lorsque celui-ci travaillait dans une ferme de Chéraute. Il y avait peu de musiciens à l'époque. Ferdinand fréquenta l'école de Moncayolle, limitrophe du Béarn, jusqu'à 12 ans, quand le temps n'exigeait pas de travailler à l'exploitation agricole. Il participa pour la première fois aux mascarades à 12 ans, en 1934, endossant alors une peau d'agneau pour jouer le rôle d'Axuri : les jeunes étant nombreux à Chéraute, ils composaient la troupe des agneaux avec le berger et l'ours. Cette notation pastorale a aujourd'hui disparu. Il fut ensuite Küküllero, Txerrero, puis Kherestu (hongreur) à 24 ans car il connaissait quelques bribes de béarnais appris à l'école avec des élèves issus de famille béarnaises. Il a formé des générations de jeunes de Chéraute aux différents rôles, organisant aussi des mascarades d'enfants au village (vers 1960). Ferdinand Morot Monomi a également porté sa contribution aux pastorales souletines. Il a participé en 1932 à la pastorale Jeanne d'Arc, ainsi que Berterretx (1958), toutes deux montées avec le personnel d'usine de Mauléon. Enfin, en 1984, il fut le supléant de l'errejent (metteur en scène) de la pastorale Aimunen lau semeak jouée à Chéraute. Après son mariage à 25 ans, il quitta la ferme natale pour travailler à Mauléon, d'abord à l'usine Bomba, puis comme minotier à la minoterie Etchegoyen durant 31 ans. Ferdinand continuera à enseigner la danse souletine pendant de nombreuses années.

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