Fête-Dieu à Saint-Esteben : protocole du défilé et de la cérémonie solennelle

Jean-Louis Etcheberry décrit avec précision le protocole qui régit la fête religieuse. Le déroulement est immuable et identique, que ce soit à la Fête-Dieu et à l’Octave, pendant la messe et les vêpres, et lors du défilé. Le défilé part de la place et en passant, accueille le maire et se rend à l’église. Le maire se retire et le capitaine va à la Sacristie demander l’autorisation d’entrer dans l’église. Le curé autorise l’entrée. Le défilé repart, avec des cris, l’entrée dans l’église se fait en dansant. Puis débutent la messe et les chants. La musique va intervenir à deux reprises pendant la Consécration : au moment de l’élévation de l’ostie et au moment de l’élévation du calice. À l’heure actuelle, il arrive que l’on chante « Agur Jaunak » après la Consécration. Ensuite, les musiciens jouent des airs bien précis, toujours les mêmes, pour ponctuer les différents rituels et pour accompagner la sortie. Une fois sortis de l’église, les jeunes offrent à boire à l’assistance. Parfois, on danse des fandangos et on joue un peu de musique. Ensuite, le défilé retourne vers la place. L’après-midi, les gens partent à nouveau de la place pour se rendre à l’église. Durant les Vêpres, les musiciens jouent deux airs au moment du Magnificat, et un autre au moment de la Bénédiction. C’est le même rituel le matin et l’après-midi, que ce soit à la Fête-Dieu et à l’Octave. Les quêtes faites à l’intérieur de l’église sont au profit des jeunes. Un autre rite veut qu’une fois entrés dans l’église, les gendarmes arrivent pour passer en revue tous les soldats et leur arranger cravates et bérets.

Témoin(s) : Tristant Larramendy, Jean-Louis Etcheberry

Commune : Saint-Esteben

Fonds d'archives : Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques

Collection(s) : Danse basque

Collecteur(s) : Terexa Lekumberri

Date : 04-10-2012

Durée : 0:12:23

Référence : 162-16

Code du Pôle d'Archives de Bayonne et du Pays Basque : 19 AV 464

Lien externe : http://earchives.le64.fr/ead.html?id=FRAD064_IR0643&c=FRAD064_IR0643_de-465

Thème(s) : Célébrations, Rites chrétiens, Célébrations chrétiennes


Droits et conditions de reproduction

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Tous droits réservés. Le témoignage est consultable dans son intégralité au siège de l'Institut culturel basque à Ustaritz (sur rendez-vous au 05 59 93 38 70 ou en adressant un message à l'adresse kontsulta@eke.eus) mais aussi dans les salles de recherches des Archives départementales à Bayonne et à Pau (là encore sur rendez-vous - Pour en savoir plus : earchives.le64.fr).

Tristant Larramendy

Les deux témoins ont été exploitants agricoles durant toute leur vie, Tristant Larramendy étant de seize ans l'aîné de Jean-Louis Etcheberry. Tristant et une quinzaine de jeunes hommes de sa génération ont appris à danser les sauts basques avec Battitta Landart de la maison "Hargainborda" ; ils les donnaient surtout pendant les fêtes du village. Tous les deux n'ont jamais quitté Saint-Esteben et relatent la vie de ce village avant et après la seconde guerre mondiale, Jean-Louis évoquant en particulier les changements économiques très importants survenus à partir des années 1950. Saint-Esteben, à l'image des villages voisins, comme Macaye, Mendionde, Saint-Martin-d'Arberoue, est connu pour l'importance qu'il accorde à la Fête-Dieu. Les deux hommes ont toujours participé à cette manifestation (Tristant dès 1946, et Jean-Louis dès l'âge de douze ans en 1956), d'abord comme acteurs puis comme spectateurs. Ils nous la décrivent ici avec certaines précisions.

Tristant Larramendy est décédé en 2017, à l'âge de 89 ans.

Jean-Louis Etcheberry

Les deux témoins ont été exploitants agricoles durant toute leur vie, Tristant Larramendy étant de seize ans l'aîné de Jean-Louis Etcheberry. Tristant et une quinzaine de jeunes hommes de sa génération ont appris à danser les sauts basques avec Battitta Landart de la maison "Hargainborda" ; ils les donnaient surtout pendant les fêtes du village. Tous les deux n'ont jamais quitté Saint-Esteben et relatent la vie de ce village avant et après la seconde guerre mondiale, Jean-Louis évoquant en particulier les changements économiques très importants survenus à partir des années 1950. Saint-Esteben, à l'image des villages voisins, comme Macaye, Mendionde, Saint-Martin-d'Arberoue, est connu pour l'importance qu'il accorde à la Fête-Dieu. Les deux hommes ont toujours participé à cette manifestation (Tristant dès 1946, et Jean-Louis dès l'âge de douze ans en 1956), d'abord comme acteurs puis comme spectateurs.

Jean-Louis Etcheberry est décédé en 2014.

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