Les bohémiens de Chéraute

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Témoin(s) : Ferdinand Morot Monomi

Commune : Chéraute

Fonds d'archives : Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques

Collection(s) : Danse basque

Collecteur(s) : Maddi Oihenart

Date : 14-03-2013

Durée : 0:03:35

Référence : 175-23

Code du Pôle d'Archives de Bayonne et du Pays Basque : 19 AV 809

Lien externe : http://earchives.le64.fr/ead.html?id=FRAD064_IR0643&c=FRAD064_IR0643_de-811

Thème(s) : Les bohémiens


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Tous droits réservés. Le témoignage est consultable dans son intégralité au siège de l'Institut culturel basque à Ustaritz (sur rendez-vous au 05 59 93 38 70 ou en adressant un message à l'adresse kontsulta@eke.eus) mais aussi dans les salles de recherches des Archives départementales à Bayonne et à Pau (là encore sur rendez-vous - Pour en savoir plus : earchives.le64.fr).

Ferdinand Morot Monomi

Ferdinand Morot est né le 30 mai 1922 à Chéraute (Soule), à la limite de l'Hôpital-Saint-Blaise et de Moncayolle, dans une petite ferme nommée Monomi. Il a un frère, décédé depuis longtemps. A l'âge de dix ans, il apprit la danse basque avec son père, qui l'enseignait aux jeunes du quartier, et qu'il va suppléer deux ans plus tard. Son père également txülülari, enseigna cette discipline à Copen, natif de Mauléon, lorsque celui-ci travaillait dans une ferme de Chéraute. Il y avait peu de musiciens à l'époque. Ferdinand fréquenta l'école de Moncayolle, limitrophe du Béarn, jusqu'à 12 ans, quand le temps n'exigeait pas de travailler à l'exploitation agricole. Il participa pour la première fois aux mascarades à 12 ans, en 1934, endossant alors une peau d'agneau pour jouer le rôle d'Axuri : les jeunes étant nombreux à Chéraute, ils composaient la troupe des agneaux avec le berger et l'ours. Cette notation pastorale a aujourd'hui disparu. Il fut ensuite Küküllero, Txerrero, puis Kherestu (hongreur) à 24 ans car il connaissait quelques bribes de béarnais appris à l'école avec des élèves issus de famille béarnaises. Il a formé des générations de jeunes de Chéraute aux différents rôles, organisant aussi des mascarades d'enfants au village (vers 1960). Ferdinand Morot Monomi a également porté sa contribution aux pastorales souletines. Il a participé en 1932 à la pastorale Jeanne d'Arc, ainsi que Berterretx (1958), toutes deux montées avec le personnel d'usine de Mauléon. Enfin, en 1984, il fut le supléant de l'errejent (metteur en scène) de la pastorale Aimunen lau semeak jouée à Chéraute. Après son mariage à 25 ans, il quitta la ferme natale pour travailler à Mauléon, d'abord à l'usine Bomba, puis comme minotier à la minoterie Etchegoyen durant 31 ans. Ferdinand continuera à enseigner la danse souletine pendant de nombreuses années.

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