Le maître à danser Erramun ou Raymond Tartachu

Mixel et quelques copains venaient de Gotein à Ordiarp pour suivre l’enseignement d’Erramun Tartachu. Ils mémorisaient les pas en les chantant. Il parle du lien naturel entre le chant et la danse alors qu’on a tendance à les compartimenter.

Témoin(s) : Michel Etchecopar

Commune : Gotein-Libarrenx

Fonds d'archives : Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques

Collection(s) : Danse basque

Collecteur(s) : Terexa Lekumberri

Date : 23-08-2013

Durée : 0:18:06

Référence : 196-5

Code du Pôle d'Archives de Bayonne et du Pays Basque : 19 AV 935

Lien externe : http://earchives.le64.fr/ead.html?id=FRAD064_IR0643&c=FRAD064_IR0643_de-937

Thème(s) : Personnages, Danse souletine, Danse et transmission


Droits et conditions de reproduction

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Tous droits réservés. Le témoignage est consultable dans son intégralité au siège de l'Institut culturel basque à Ustaritz (sur rendez-vous au 05 59 93 38 70 ou en adressant un message à l'adresse kontsulta@eke.eus) mais aussi dans les salles de recherches des Archives départementales à Bayonne et à Pau (là encore sur rendez-vous - Pour en savoir plus : earchives.le64.fr).

Michel Etchecopar

Michel Etchecopar est né en 1963 à Gotein-Libarrenx, à la ferme Agerregarai. Cadet d'une famille de cinq enfants, il partage les bancs de l'école publique avec des enfants d'immigrés portugais, venus travailler dans l'industrie mauléonnaise de l'espadrille. Cette expérience de l'altérité modèle son être profond, de même qu'un lien très étroit à la nature environnante dès sa plus jeune enfance, à sa langue souletine maternelle, ainsi qu'à la danse et à la musique (txülüla, flûte à trois trous). Bien que son père soit toujours en train de siffler et sa mère, en train de chanter, Michel n'est pas issu d'une famille de danseurs Son maître d'école, qui sera plus tard son beau-père, l'initie à la danse et au chant souletins. Au début des années de collège, il a Erramun Tartachu d'Ordiarp comme maître à danser, et commençe à la même époque (1975-1976) à apprendre la txülüla ou xirula avec Jean Copen de Mauléon. En 1977, Michel Etchecopar joue avec son frère Pette à la mascarade d'Ordiarp et participe dès lors, comme musicien, à la plupart des mascarades. Il participe à sa première pastorale à Gotein-Libarrenx, en 1973, comme acteur (dans le rôle de l'ange puisqu'il avait alors 10 ans), et dans celles qui suivent comme xirulari puis chef de choeur (à partir de 1993). Michel Etchecopar est l'initiateur du festival Xiru de Gotein-Libarrenx en 1990, fondateur de l'association culturelle Abotia en 1994, instigateur du collectif d'artistes Hebentik en 2004. Il est aujourd'hui très investí dans la recherche de formes à la fois nouvelles et ancestrales de la tradition dansée et chantée souletine. Les nombreuses créations dont il est à l'origine en témoignent. À travers ses différents enseignements (notamment chant et xirula), il accorde également une place importante à la transmission de ce patrimoine immatériel.

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