Le Branle et le "branletik jauztea" - saut du branle

La fonction première du branle était d’être une danse de séduction, de cour : elle n’était pas une danse destinée au public mais bien une chaîne humaine centrée vers les danseurs. Un lieu favorable à l’érotisme, aux rencontres. Introduit plus tard, le mouchoir évitait le contact physique entre les hommes et les jeunes filles (le maire choisissait les participantes). Les Txerrero sautaient par-dessus afin d’entrer dans la danse et dans la séduction, d’où l’origine de "branletik jauztea" - saut du branle.

Témoin(s) : Jean-Michel Bedaxagar

Commune : Ordiarp

Fonds d'archives : Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques

Collection(s) : Danse basque

Collecteur(s) : Maddi Oihenart

Date : 16-05-2013

Durée : 0:01:49

Référence : 184-15

Code du Pôle d'Archives de Bayonne et du Pays Basque : 19AV1169

Lien externe : http://earchives.le64.fr/ead.html?id=FRAD064_IR0643&c=FRAD064_IR0643_de-1171

Thème(s) : Danse, Mascarade


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Tous droits réservés. Le témoignage est consultable dans son intégralité au siège de l'Institut culturel basque à Ustaritz (sur rendez-vous au 05 59 93 38 70 ou en adressant un message à l'adresse kontsulta@eke.eus) mais aussi dans les salles de recherches des Archives départementales à Bayonne et à Pau (là encore sur rendez-vous - Pour en savoir plus : earchives.le64.fr).

Jean-Michel Bedaxagar

Jean-Michel Bedaxagar est né le 14 juillet 1953 dans une famille de forgerons composée de trois enfants dont il est l'aîné. Il grandit dans l'ambiance de la forge familiale et, tout naturellement, se destine à prendre la relève de l'activité. Après l'école primaire d'Ordiarp, il va au collège de Mauléon puis se spécialise au machinisme agricole en Ariège, pendant deux ans. Il pratique le métier d'artisan forgeron à Ordiarp, depuis l'âge de 18 ans. Issu d'une lignée de danseurs, il est initié à la danse souletine à l'âge de 17-18 ans, par les anciens du village. Jean-Michel a toujours aimé se retrouver auprès d'eux afin de recueillir leur savoir. Danse, chant, musique (txülüla et ttun-ttun), mascarades, pastorales : il est passionné par tout ce patrimoine culturel. Surtout reconnu comme étant le chanteur qui a cultivé la chanson traditionnelle de Soule, Jean-Michel Bedaxagar est également l'un des plus célèbres joueurs de txülüla et de ttun-ttun. Fasciné dès son enfance par la txülüla depuis le jour où il entend jouer Copen, notamment aux mascarades jouées à la place du village, il s'initie lui-même. Jean-Michel s'enrichit des conseils des anciens txülülaris de l'époque, et se produit souvent avec l'atabalari Pierre Aguer Garat-Arhane. Jean-Michel Bedaxagar s'implique dans neuf mascarades. Il est à quatre reprisessüjet (acteur principal). Auteur de la pastorale Agosti Xaho (1989), il achève l'écriture d'une nouvelle pastorale, Aliénor (2014), qui sera jouée "à l'ancienne", avec les caractéristiques des pastorales d'antan : peu d'acteurs (17) et de musiciens (3), une séparation stricte entre femmes (actrices) et hommes (danseurs et musiciens) et des jeux de scène épurés. Cette prochaine réalisation est le fruit de sa réflexion à propos de l'évolution actuelle de la pastorale, et dont il nous fait part. Il préconise un style épuré et sobre, un nombre réduit d'acteurs, choisis parmi les meilleurs interprètes. Jean-Michel Bedaxagar représente un maillon précieux de la transmission directe du patrimoine culturel souletin.

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